lundi 12 avril 2010

Une américaine à Paris

(photo Emily Berl)

Sydney Wayser est tout simplement charming!

Après avoir parcouru des milliers de miles avec son van pour une tournée aux États Unis, le Festival Les Femmes S'en Mêlent nous a donné l'occasion de découvrir son très beau deuxième album « Colourful », sur plusieurs dates en France. Après un passage presque obligé pour les artistes féminines chez Gals Rock demain soir, elle sera vendredi à Berlin.
Franco américaine, jeune, belle et sympa... je rajouterai aussi comme qualificatifs pour sa musique, fraiche, pop, folk, et charismatique. Les chansons de son album évoquent Woody Allen, la mythologie grecque, la philosophie, le quotidien de cette jeune poète...

Sydney, tu es franco américaine, tu vis à New York, comment vis tu ta double culture ?

Eh bien, ce n'est pas toujours évident, quand j'étais en Californie, je n'étais pas tout à fait américaine, et quand j'étais à Paris, j'étais plus américaine...
Finalement New York est le bon endroit, un juste milieu entre la Californie et Paris. Et c'est une ville assez européenne, voire même française, tant il y a de français là bas. Enfin la je vis à Brooklyn, maintenant.
C'est comme ça que j'ai écris la chanson « Comfortable here », je venais de m'installer à New York, et je ne me sentais pas encore bien chez moi, c'était une façon de me dire allez il faut que tu te sentes bien...

Parles nous de ton album, comment l'as tu fait? Il paraît que tu utilises des jouets pour composer?

Oui, en fait, je compose presque tout le temps et quand je ne suis pas assise à mon clavier, j'ai des chansons dans ma tête. Il faut juste attendre le bon moment , que ça ait muri, et là ça vient tout seul. Je peux alors passer une journée entière, à écrire et composer, tout sort naturellement.
Pour les instruments jouets, l'anecdote est amusante, je m'ennuyais un jour à New York et j'ai appelé un ami qui a débarqué chez moi avec les instruments jouets, un Kazoo, un vribaphone, ... et on a commencé à jouer avec les instruments et j'ai eu envie que ça fasse partie de l'album.

Tu utilises des thèmes assez sérieux, comme le mythe de Persephone en mythologie grecque, dans ta chanson Pomegrenate...

Oui quand j'étais petite, j'adorais lire les contes et légendes, la mythologie grecque. L'histoire de Persephone est touchante, parce qu'elle parle de l'amour d'une mère pour son enfant , comme quoi Demester aurait créé les saisons pour sa fille. Quand Persephone est sur Terre avec elle, c'est le printemps et l'été, la période de floraison, de récoltes abondantes, des beaux jours, et lorsqu'elle retourne dans les ténèbres, c'est l'automne, les feuilles tombent, le gris, l'hiver.
En fait, je ne suis pas une jeune fille très légère, je me pose souvent des questions, pour mon prochain album, j'ai écrit une chanson qui parle d'Atlas, et du poids qu'il porte spirituellement et physiquement en ayant la terre sur son dos.


Mais tu fais référence quand même à des thèmes plus légers ou des références marrantes aussi, comme pour « La di da »?

Oui pour La di da, ca vient du film de Woody Allen, Annie Hall, dans la scène où à un moment en rendez vous amoureux avec Woody Allen, elle est super gênée, ne sait pas quoi dire, fait une tête marrante et dis la di da. Du coup, j'ai trouvé ça drôle, mais j'ai l'impression que ça m'arrive aussi souvent...parfois, je me demande ce qu'il faut dire en face d'une situation, et je trouve le la di da parfait pour l'occasion.

Un prochain album donc à annoncer?

Je rentre en mai à New York et je vais me mettre sérieusement à travailler dessus, j'ai déjà 20 chansons, on va aller en studio, et arranger, enregistrer. J'ai hâte de commencer à travailler sur ce prochain album.

Interview réalisé par Valérie Fish

1 commentaires:

Ari. a dit…

Leer tu blog me ayudará a practira mi francés :P